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Vendredi 23 février 2007

Hier soir, Marie-Ségolène Royal a dévoilé sa nouvelle équipe de campagne, avec entre autres:

Pierre Mauroy, Lionel Jospin, Henri Emmanuelli, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Laurent Fabius, DSK, etc...

Si Royal pouvait incarner un certain renouveau, une façon changée de faire de la politique, c'est bel et bien terminé. Les anciens de la mitterrandie sont tous là. D'autre part, la reprise en main de la campagne de la candidate par les anciens cadres du parti signe bien son échec jusqu'ici. On efface tout et on recommence, mais qui tient les rênes? Royal pour les images, les barons pour les idées.

Voilà l'erreur fondamentale de madame Royal. Toute sa pré-campagne a été basée sur le changement, en s'opposant aux politiques proposées par DSK, Laurent Fabius, ou même Lionel Jospin. Mme Royal s'est appuyée sur les nouveaux adhérents au PS (ceux que l'on appelle les militants à 20€) afin d'être désignée candidate par son parti, non sans décontenancer les militants traditionnels du PS. La majeure partie de ses soutiens actuels se trouvait donc hors de la sphere du PS d'avant 2006, et était constituée d'utopistes ou de nouveaux venus en politique, sans doute désireux de rompre avec l'ancienne gauche de gouvernement. Comment ces personnes vont-elles vivre le retour des barons? Comment concilier Mauroy et DSK? Emmanuelli et Hollande? Guigou et Fabius (le nouveau)?
La nouvelle campagne de Mme Royal est en tout points comparable à sa méthode politique: contenter chacun, et aglomérer les particularités (débats participatifs, émission de TF1 "J'ai une question a vous poser", ses déclarations "les Français sont les meilleurs spécialistes de ce qu'ils vivent", "mon choix sera celui du peuple Français", etc ). Mais la présidentielle n'est pas une cantonale, et sans ligne directrice majeure, on mécontente beaucoup et on satisfait peu. Au lieu de clarifier sa campagne, Madame Royal vient de l'obscurcir dramatiquement, et de se couper d'une partie non négligeable de ses soutiens jusqu'ici acquis. La campagne est une course de fond, les conséquences se feront sentir d'ici 5 à 6 semaines.

- Dominique Strauss-Kahn (55 ans)
- Laurent Fabius (61 ans)
- Lionel Jospin (70 ans)
- Pierre Mauroy (79 ans)
- Henri Emmanuelli (62 ans)
- Bertrand Delanoë (57 ans)
- Martine Aubry (57 ans)
- Bernard Kouchner (68 ans)
- Gérard Collomb (60 ans)
- Yvette Roudy (78 ans)
- Jean-Marc Ayrault (57 ans)
- Jean-Pierre Bel (56 ans)
- François Hollande (53 ans)

 62,5 ans de moyenne

Par Jul - Publié dans : anti-segolene
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Texte libre

"Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Elle a franchement été nulle. Nulle, je te dis, elle a été nulle !"
Julien Dray, porte-parole en chef de Ségolène Royal,
Après le "débat" interne au PS au Zénith de Paris où Ségolène Royal a été sifflée (Canard Enchaîné)
le 11 octobre 2006

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