Claude Allègre publie un livre et règle ses comptes avec la candidate du PS. Il avoue que face à Royal aujourd’hui son « sentiment dominant est l'inquiétude ». Extraits :
Incompétente
« C'est moi, dit-il, qu'il l'ait fait venir à mes côtés » : parce que c'était une femme, parce que c'était la compagne de François Hollande et « qu'elle s'était bien débrouillée à l'Environnement ». Mais passée une période où il l'a « laissée faire à sa guise », les ennuis, dit-il, ont commencé : « J'ai été convoqué par le premier ministre et par DSK pour reprendre les choses en main. » Du coup, les relations se sont tendues entre les deux ministres et sont devenues « exécrables » entre Royal et le cabinet d'Allègre. « Plusieurs membres de son équipe ont déclaré forfait », affirme-t-il.
Ambitieuse
« Je n'ai pas mesuré l'hypertrophie formidable de l'ego de cette femme ! J'étais absorbé par ma tâche. J'imagine qu'elle devait se sentir humiliée d'être considérée comme une adjointe »
«l'ambition […] son moteur principal dans la vie » - Au ministère elle s’octroie « les sujets de société pouvant contribuer à nourrir une image proche des gens »
Hautaine
Dans cet ouvrage Claude allègre la juge « hautaine et distante ». « Son seul centre d'intérêt était la politique, les médias et ce que l'on y disait d'elle ». « Elle n'a pas de pensée politique construite, mais des idées pratiques et des solutions aux petits problèmes des gens », lance-t-il. Dotée d'une « détermination de fer que n'altère jamais le doute », elle peut, regrette visiblement Claude Allègre, « fort bien réussir ».